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16 mars 2021 – Mise à jour du gouvernement québécois face à la pandémie de la COVID-19

Voici un état de la situation quant aux récentes décisions et actions du gouvernement provincial en lien avec la pandémie de la COVID-19.

Couvre-feu à 21 h 30 partout dès le 17 mars

Le premier ministre du Québec, François Legault, annonce que le couvre-feu sera porté à 21 h 30 partout dans la province dès demain. Toutes les rencontres à la maison demeurent cependant interdites en tout temps.

Cet allègement des mesures de confinement est possible pour plusieurs raisons, notamment les résultats du comportement des Québécoises et des Québécois durant la semaine de relâche, qui tendent à démontrer une forte adhésion aux consignes sanitaires pour limiter la contagion de la COVID-19.

M. Legault note qu’il s’est effectivement produit une augmentation des cas, mais que cela n’a rien eu de dramatique.

Présence à l’école secondaire dès le 22 mars en zone orange

Le premier ministre Legault annonce aussi qu’en zone orange, les élèves de 3e, 4e et 5e secondaire pourront se présenter en classe au quotidien plutôt qu’en alternance, comme c’est le cas actuellement.

Nouveaux allègements en zone rouge dès le 26 mars

Plusieurs mesures d’allègement entreront en vigueur à compter du 26 mars dans les zones rouges, notamment la réouverture des salles de spectacles et des bars, mais avec certaines restrictions.

« Ce n’est rien de comparable avec ce que l’on vivait dans les bars avant la pandémie », précise le docteur Arruda, en faisant référence aux bulles à respecter et à l’interdiction des karaokés. Les détails seront annoncés bientôt.

Les lieux de culte pourront accueillir 25 personnes à la fois plutôt que 10 et les salles de spectacles, 250 personnes.

Trois régions passent au jaune

Le premier ministre du Québec annonce aussi qu’à compter du 26 mars, le Nord-du-Québec ainsi que la Côte-Nord, la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine passeront au jaune, avec une levée du couvre-feu, des rassemblements limités à deux familles à la maison et la reprise des sports en groupe, même s’ils seront limités. Les détails seront bientôt annoncés par la ministre déléguée à l’Éducation, Isabelle Charest.

Crainte de la troisième vague

Si toutes ces mesures d’allègement des mesures sanitaires s’amorcent, elles doivent comporter une forte adhésion au respect des règles afin de limiter la contagion, dans la mesure où les nouveaux variants seront les vecteurs de contagion dominants d’ici un mois au Québec, explique le premier ministre Legault.

Les prochaines semaines seront déterminantes pour nous permettre de profiter d’un meilleur été, prévient-il.

Les prévisions à considérer ne sont pas simples, précise le chef du gouvernement. Les projections sont complexes. En plus du nombre de cas, d’hospitalisations et de décès, il y a l’âge moyen des personnes vaccinées à considérer, ainsi que les données évaluées région par région et leurs variations. Il n’y pas de réponse simple, illustre M. Legault.

Le docteur Arruda précise qu’avec les nouveaux variants dominants bientôt présents dans la communauté, une adhésion forte aux mesures sanitaires dans le contexte des allègements annoncés maintiendra la capacité de contrôler la propagation. « Une adhésion modérée, où les gens se rencontrent en famille malgré les interdictions ou encore que les gens se réunissent, pourrait provoquer une troisième vague de contagion », prévient-il.

L’inquiétude est justifiée, puisque l’Italie, la France, New York ou encore l’Ontario sont déjà aux prises avec la troisième vague et de nouvelles mesures de confinement.

Au Québec, explique François Legault, on mise sur notre capacité de contrôler les variants et la vaccination qui s’accélère pour minimiser la contagion.

« À défaut, la contagion sera très rapide. On pourrait se retrouver avec 1 500 hospitalisations rapidement, ce qui est une situation assez critique », dit le directeur national de la Santé publique.

Vaccination complétée au 24 juin

La campagne de vaccination se déroule efficacement au point où le premier ministre François Legault et le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, annoncent que toutes les Québécoises et tous les Québécois qui voudront se faire vacciner pourront recevoir une première dose de vaccin avant le 24 juin, jour de la fête nationale.

La cadence de vaccination a atteint un record de 34 000 personnes samedi dernier et, avec les 1 000 pharmacies de la grande région de Montréal où la vaccination sera possible dès le 29 mars, Québec estime que les 65 ans et plus pourront aussi être tous vaccinés d’ici le 15 avril.

Il s’agit d’une étape importante dans la lutte contre la pandémie, car, rappelle le premier ministre, 95 % des personnes qui décèdent de la COVID-19 ont plus de 65 ans. Elles représentent aussi 80 % des hospitalisations.

Avec les arrivages de vaccins prévus, la capacité de vaccination atteindra 350 000 personnes par semaine d’ici peu, ce qui devrait permettre de vacciner 4 millions de personnes d’ici le 24 juin.

« Cela nous permet d’espérer un été plus positif », espère M. Legault.

Des doutes à dissiper au sujet du vaccin d’AstraZeneca

Les ténors gouvernementaux de la lutte contre la pandémie se font aussi rassurants concernant le vaccin britannique d’AstraZeneca, dont l’efficacité et la sécurité sont démontrées.

Ils rappellent que le lot qui pourrait provoquer des thromboses serait spécifique et n’a pas été livré au Canada.

Le ministre Dubé précise que seulement 1 à 2 % des personnes refusent actuellement de se faire inoculer le vaccin d’AstraZeneca. Il annonce du coup qu’il sera vacciné bientôt, et ce publiquement, à Montréal. Le centre de vaccination où il a son rendez-vous propose le vaccin d’AstraZeneca. M. Dubé rappelle qu’il n’a pas choisi le vaccin et qu’il a confiance en l’efficacité et la sécurité de ce vaccin.

Un bonheur contagieux…

Le ministre Dubé lance un appel à la prudence aux personnes qui sont vaccinées de ne pas baisser la garde et de continuer à respecter les consignes sanitaires.

Il rappelle qu’il faut jusqu’à quatre semaines aux personnes plus âgées pour être immunisées par le vaccin et que, durant cette période, elles peuvent être infectées, ce qui est malheureusement arrivé.

Vaccination des enfants étudiée

Le directeur national de la Santé publique, le docteur Horacio Arruda, explique que des études internationales sont en cours pour évaluer la possibilité de vacciner les enfants, notamment en ajustant les doses, étant donné que les nouveaux variants sont plus contagieux et aussi plus risqués pour les enfants.

À refaire chaque année?

Le docteur Arruda convient qu’il est encore trop tôt pour évaluer si la vaccination contre la COVID-19 devra être annuelle afin d’éviter une nouvelle pandémie, mais il souhaite que l’immunité collective puisse le permettre. Ce sera à déterminer au cours des prochaines années.