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3 décembre 2020 – Mise à jour du gouvernement provincial face à la pandémie de la COVID-19

Voici un état de la situation quant aux récentes décisions et actions du gouvernement québécois en lien avec la pandémie de la COVID-19.

Aucun rassemblement à Noël

Le premier ministre du Québec, François Legault, annule les deux rassemblements du temps des Fêtes en zone rouge de son contrat moral avec la population, étant donné que la contagion de la COVID-19 continue à progresser et que les prochains mois risquent d’être les pires depuis le début de la pandémie en mars.

« Si on regarde la situation, on est obligés de se rendre à l’évidence : ce n’est pas réaliste de penser qu’on va réussir à réduire la progression du virus de façon satisfaisante d’ici Noël », constate-t-il.

M. Legault cite les statistiques suivantes pour montrer les risques d’incapacité du réseau de la santé à soigner les malades, si la contagion continue à progresser. « Le 1er octobre, on comptait 285 hospitalisations et 9 décès par jour. Le 1er novembre, on en était à 499 hospitalisations et 20 décès. Aujourd’hui, on compte 737 hospitalisations et 30 décès par jour », indique M. Legault.

Quelque 6 600 membres du personnel soignant sont de plus absents soit par maladie, soit par prévention. Chaque jour, précise le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, quelque 80 nouvelles personnes infectées à la COVID-19 sont admises dans les hôpitaux.

« On doit, quand on prend notre décision pour Noël, penser au personnel de la santé qui est déjà fatigué, à nos parents et nos grands-parents. Personne au Québec, je suis certain, ne veut regretter toute sa vie d’avoir contaminé sa mère, son grand-père, avec toutes les conséquences possibles que l’on connaît », explique M. Legault.

Les derniers kilomètres d’un marathon

Utilisant l’analogie d’un marathon où les derniers kilomètres sont les plus difficiles à parcourir, M. Legault relève que les États-Unis annoncent que les trois et quatre prochains mois seront les plus difficiles de la pandémie et que « nous sommes très proches de ce qui s’y passe ».

« Ça fait neuf mois qu’on fait des efforts. Les trois à quatre prochains mois seront les plus difficiles. Soyons prudents et prenons soin les uns des autres », demande M. Legault.

Il fait ainsi confiance à la « grande majorité des gens qui vont respecter les consignes sanitaires. Les Québécoises et les Québécois ont du gros bon sens. Ils ne veulent pas mettre à risque leurs proches », assure M. Legault. Il cite à l’appui un sondage montrant que même s’il était possible de rencontrer des membres de leurs familles à Noël selon le contrat moral offert par M. Legault, la majorité des gens s’y refuseraient pour protéger leurs proches d’une possible transmission de la COVID-19.

Visiter une personne seule

Bien que nous vivrons un « Noël tranquille cette année », comme le qualifie le premier ministre du Québec, il encourage toutefois les gens à soutenir leurs proches qui sont seuls.

« C’est dur la pandémie. C’est encore plus dur dans le temps des Fêtes pour les personnes seules. Je vous demande d’aller visiter seul une personne seule », insiste M. Legault, en rappelant l’importance d’appliquer les consignes sanitaires, d’autant plus dans ce contexte.

Il rappelle aussi qu’il y a toutes sortes de moyens de rester en contact avec les autres, que ce soit par les plateformes électroniques, la visioconférence, ou encore par téléphone.

Maintien des restrictions supplémentaires

Si les deux rassemblements de dix personnes sont annulés pour le temps des Fêtes, le gouvernement maintient sa demande auprès des entreprises et des établissements scolaires de limiter au maximum les rencontres en personne et de favoriser le télétravail, une semaine avant et une semaine après Noël pour contrer la contagion communautaire en cours.

Le plus beau cadeau de Noël que nous pouvons tous nous faire, illustrent le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, ainsi que le directeur national de la Santé publique, le docteur Horacio Arruda, c’est de réduire au maximum la contagion d’ici janvier.

« La situation présente est très grave et les chiffres assez alarmants », avertit le docteur Arruda. Il dit craindre pour la capacité d’accueil des hôpitaux en janvier, si la contagion actuelle continue de progresser.

Une situation malgré tout moins grave

Si la situation est difficile, le premier ministre Legault note que, toutes proportions gardées avec ce qui se passe dans le monde, la situation est deux fois moins grave ici.

Dans les centres d’hébergement et de soins de longue durée, tout comme dans les résidences pour personnes âgées, il y a 80 % moins de cas qu’au printemps.