Du 10 juillet au 28 août | Expositions

Les temps suspendus

Exposition 2016

Caroline Cloutier et Joëlle Morosoli
Commissaire : Céline Le Merlus

Le mouvement cyclique des installations cinétiques de Joëlle Morosoli interroge la fugacité de l’existence. Dans les photographies de Caroline Cloutier, le miroir détourné de son rôle analytique échappe à notre dimension. Du 10 juillet au 28 août 2016, la Galerie d’art Stewart Hall est fière de présenter l’exposition Les temps suspendus, dans laquelle Joëlle Morosoli et Caroline Cloutier mêlent techniques aux antipodes et intentions analogues pour surprendre le spectateur entre vertige, douceur et étrangeté.

Malgré leur apparente simplicité formelle – formes minimales, lignes épurées, maîtrise technique, alternance du plein et du vide, jeux de lumière – les œuvres réunies ici déroutent le visiteur. Des ombres s’ébranlent et les structures qui se déploient de façon inquiétante prennent une allure de sarcophage. Les miroirs se démultiplient, mais ne reflètent qu’eux-mêmes dans un lieu dénué de tout repère spatio-temporel. L’outil dressé telle une forteresse cristalline devient sujet autonome. Le vertige s’installe, le cycle reprend, l’instant se fige.

Les œuvres de Joëlle Morosoli et de Caroline Cloutier existent au-delà de notre humanité. Les mouvements des installations sont imprévisibles, les reflets des faces vides des miroirs inquiètent. Que se passe-t-il en notre absence ? Que reflètent les miroirs d’une salle déserte ? Le rythme mécanique se poursuit-il sans fin ? L’exposition survit-elle au départ du visiteur ? L’art nous fournit ici un cadre pour explorer un monde inconnu, hors de notre temporalité. Le visiteur qui décide de lui-même d’entrer dans la salle s’attend à réagir. Cherchant à y surprendre le secret de ces œuvres, il doit alors dominer son sentiment d’altérité pour ne pas succomber à l’étrangeté des lieux.

Titulaire d’un doctorat de l’Université Paris 8 en Esthétique, sciences et technologies des arts, Joëlle Morosoli compte plus d’une quarantaine d’expositions solos à son actif. Depuis plus de vingt ans, elle crée des installations en mouvement dans lesquelles l’activation des sculptures par des moteurs électriques modifie la perception de l’espace et de l’œuvre elle-même. Morosoli a réalisé une vingtaine de projets dans le cadre de la politique d’intégration des arts à l’architecture.

Diplômée d’un baccalauréat en arts visuels et médiatiques de l’UQAM, Caroline Cloutier pratique principalement la photographie et l’installation. Ses œuvres ont été présentées au Québec et à Toronto lors d’expositions en centres d’artistes, symposiums et foires. La recherche ayant mené au corpus Contre-espaces, présenté dans l’exposition Les temps suspendus, s’est amorcée lors d’une résidence à Linz (Autriche) en 2014.

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Dans la salle de projet
Intégrer l’art à l’architecture : Des oeuvres à l’échelle des monuments

Saviez-vous que nos artistes, qui créent des œuvres présentées en galerie, sont aussi présents dans l’espace public ? Grâce à la politique dite « du 1 % », tout projet de construction publique s’agrémente aujourd’hui d’une création originale commandée à un artiste professionnel. Cette exposition didactique explique ce processus à travers les projets de Caroline Cloutier et de Joëlle Morosoli.

Pique-nique vernissage : Dimanche 10 juillet, midi


Figure géométrique et intégration architecturale

Après la visite des expositions à la Galerie d’art, les jeunes sont invités à fabriquer un module en papier qu’ils pourront choisir de rapporter à la maison ou d’intégrer à une construction architecturale sur les murs de Stewart Hall.

Du lundi au dimanche 13 h à 17 h
Mercredi 13 h à 21 h

Tous les âges / Entrée libre.