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10 décembre 2020 – Mise à jour des gouvernements fédéral et provincial face à la pandémie de la COVID-19

Voici un état de la situation quant aux récentes décisions et actions des gouvernements canadien et québécois en lien avec la pandémie de la COVID-19.

Vaccination dès lundi

Le major général Dany Fortin des Forces armées canadiennes confirme que les premières doses du vaccin américano-allemand des pharmaceutiques Pfizer et BioNTech seront reçues au pays au cours des prochains jours et livrées dans les provinces dès lundi pour permettre de débuter dès lors la campagne de vaccination contre la COVID-19.

M. Fortin révèle que des menaces pour intercepter les livraisons ont déjà été reçues, notamment en Colombie-Britannique, et que les détails du processus logistique sont protégés pour en garantir la distribution sécuritaire.

Une première campagne de vaccination débutera lundi dans des centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) de Montréal et de Québec.

Le Québec recevra un total de 55 000 doses d’ici le 4 janvier, confirme le premier ministre François Legault.

Financement des systèmes de santé

Les premiers ministres du Canada, des provinces et des territoires ont discuté du financement à long terme des systèmes provinciaux de santé, déjà durement éprouvés par le coût des soins liés au vieillissement de la population, des nouvelles technologies et des médicaments, et exacerbés par les impacts de la pandémie de la COVID-19.

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, convient que le fédéral aura à augmenter sa contribution dans le financement récurrent des systèmes de santé des provinces, mais il entend le faire seulement une fois que la pandémie sera un enjeu réglé.

« Il est trop tôt pour le faire, car nous ne connaissons pas la situation qui prévaudra dans les mois à venir ni l’état de notre économie », explique M. Trudeau.

L’important pour le gouvernement fédéral est d’être présent pour aider les Canadiennes et les Canadiens à passer à travers la pandémie et à relancer l’économie le plus vite possible, soutient M. Trudeau. Il précise que 80 % de l’argent investi pour combattre la pandémie au pays est venu du gouvernement fédéral depuis le début de la crise.

M. Trudeau s’engage à augmenter la contribution du gouvernement canadien aux provinces et territoires, mais à certaines conditions. Le chef du gouvernement rappelle que les personnes âgées n’ont pas été traitées comme elles l’auraient dû dans la première vague de la pandémie. Il veut notamment s’assurer que des règles claires permettront d’éviter qu’un tel scénario se reproduise avant d’augmenter la part de financement du gouvernement canadien.

Déficits majeurs structurels et récurrents

Le premier ministre du Québec, François Legault, qui est également président de la Conférence des premiers ministres des provinces et des territoires, déplore que M. Trudeau ait refusé de s’engager immédiatement à augmenter de façon « substantielle » la contribution fédérale en santé pour les provinces, et ce, malgré un front unanime de leur part.

M. Legault rappelle que la question de la santé est la priorité numéro un des Québécoises et des Québécois, mais aussi celle des Canadiennes et des Canadiens.

Les chefs provinciaux demandent à l’unisson que le gouvernement hausse sa contribution dès 2021 de 22 à 35 % pour financer les systèmes de santé provinciaux, soit l’équivalent d’un surplus de 28 G$. La contribution fédérale passerait alors de 42 à 70 G$.

Le premier ministre Legault soutient qu’il continuera, de concert avec tous ses homologues, à exiger une augmentation de la part du fédéral le plus rapidement possible. Les premiers ministres provinciaux sensibiliseront donc la population d’un bout à l’autre du pays sur l’importance de cette augmentation.

À cause de la pandémie, M. Legault allègue que les provinces se retrouveront avec des déficits structurels récurrents annuels de 100 G$ dans dix ans alors que le gouvernement fédéral aura rétabli son équilibre budgétaire.

« Au Québec, c’est 6 à 7 G$ de déficit structurel par année », précise-t-il. Cette situation vient du fait que le gouvernement fédéral perçoit annuellement plus de revenus que les provinces.