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14 janvier 2021 – Mise à jour du gouvernement provincial face à la pandémie de la COVID-19

Voici un état de la situation quant aux récentes décisions et actions du gouvernement québécois en lien avec la pandémie de la COVID-19.

Délai de 90 jours pour la deuxième dose

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, annonce que les personnes qui seront vaccinées d’ici le mois de mars recevront leur deuxième dose de vaccin contre la COVID-19 dans un délai de 90 jours plutôt que le maximum de 42 jours autorisé par les fabricants.

Le conseiller médical stratégique à la Direction générale de la santé publique, le docteur Richard Massé, explique que l’immunité offerte par la première dose est démontrée au 42e jour et qu’en épidémiologie, son efficacité ne disparaît pas subitement après.

Selon les estimations de la Direction de la santé publique, ce report de 42 à 90 jours pour la deuxième dose permettra de vacciner plus d’un demi-million de personnes supplémentaires particulièrement à risque, soit celles âgées de 70 ans et plus.

« C’est un gain important pour la protection de la population », précise le docteur Massé.

300 000 doses par semaine à la mi-mars

Le directeur de la campagne de vaccination au Québec, Daniel Paré, souligne que le Québec devrait recevoir 80 800 doses cette semaine et à partir du 15 mars, 300 000 doses par mois.

Près de 65 % des personnes résidant dans les centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) ont déjà reçu une première dose et plus de 85 000 membres du personnel soignant ont aussi été vaccinés contre la COVID-19.

Situation toujours aussi critique dans les hôpitaux

Le ministre Dubé invite les gens, malgré la vaccination qui s’accélère, à continuer de suivre rigoureusement les consignes du gouvernement pour le confinement, le couvre-feu, la distanciation physique, le port du masque, le lavage fréquent des mains et l’interdiction de rassemblement.

« Même si le nombre de cas de personnes infectées semble se stabiliser autour de 2 100 au quotidien, les hospitalisations et les décès sont encore très élevés », rappelle M. Dubé. Le délestage des interventions chirurgicales, des examens et des suivis normalement prévus se poursuit au détriment de l’ensemble de la population à cause des personnes infectées par la COVID-19.

Cette croissance des hospitalisations met une double pression autant sur le besoin de lits que sur le personnel soignant. Il est même envisagé de rapatrier du personnel soignant des régions vers Montréal pour combler les besoins et de dégager plus de lits pour les patientes et patients COVID-19.

« La situation est très fragile dans les hôpitaux. Les 1 500 hospitalisations actuelles sont le résultat des fortes hausses de cas des dernières semaines », observe le ministre de la Santé et des Services sociaux.

Confinement durci et couvre-feu prolongé

Le ministre Dubé laisse entendre que si la situation ne s’améliore pas dans les hôpitaux d’ici le 8 février, le confinement pourrait être durci et le couvre-feu prolongé.

« Le couvre-feu permet justement de freiner la hausse des cas et de réduire la pression sur les hôpitaux. Nous avons une bonne nouvelle en ce qui concerne le nombre de cas, mais pas encore pour les hospitalisations et les décès. »

Le ministre rappelle que « ceux et celles qui ne respectent pas les règles nuisent à l’ensemble de la population ».