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19 novembre 2020 – Mise à jour des gouvernements fédéral et provincial face à la pandémie de la COVID-19

Voici un état de la situation quant aux récentes décisions et actions des gouvernements canadien et québécois en lien avec la pandémie de la COVID-19.

Réunions permises pour Noël

Le gouvernement a tranché : les Québécoises et les Québécois pourront se réunir en famille et entre amis durant 4 jours à Noël, soit du 24 au 27 décembre, pour un maximum de 10 personnes, sans égard aux bulles familiales.

Pour permettre ces rencontres, le gouvernement demande aux gens et aux entreprises leur collaboration pour privilégier, à compter du 17 décembre, le maximum de confinement en permettant soit le télétravail, soit la fermeture des activités. Cette période de carence d’activités sera aussi prolongée autant que faire se peut, jusqu’au 11 janvier.

M. Legault explique que ces périodes d’avant et après Noël permettront de créer une sorte de confinement pour limiter la contagion durant les rencontres du 24 au 27 décembre et à la reprise des activités, le 11 janvier.

Le directeur national de la Santé publique, le docteur Horacio Arruda, invite toutefois les gens à ne pas faire le maximum de rencontres, mais plutôt le minimum et, surtout, à respecter les consignes sanitaires. Des mesures seront aussi annoncées pour faciliter la tenue de ces rencontres de la manière la plus sécuritaire possible dans le contexte de la pandémie.

Si les gens ont des symptômes de la COVID-19, ils et elles ne doivent pas participer à ces rencontres festives. De plus, le gouvernement invite la population à respecter les personnes qui préféreraient ne pas y assister par crainte pour leur santé, notamment les aîné(e)s.

« C’est le contrat moral que je propose aux Québécoises et aux Québécois pour le temps des Fêtes », ajoute M. Legault en précisant que cela est possible, pourvu que la situation de la pandémie ne se détériore pas d’ici le 17 décembre.

Il n’y aura pas de rassemblements permis avant ou après ces dates, y compris pour les célébrations du jour de l’An. Les fêtes de bureau demeurent interdites.

Enseignement à distance

À compter du 17 décembre, les enseignantes et enseignants seront invité(e)s à faire les classes à distance. Les écoles primaires pourront rouvrir à compter du 5 janvier, tandis que les écoles secondaires reprendront leurs activités à compter du 11 janvier.

Cette reprise en deux temps devrait permettre que les enfants et le personnel enseignant qui auraient été infectés par la COVID-19 développent des symptômes avant le retour en classe.

Ces changements d’horaires n’affectent pas les enfants en classes spécialisées.

Magasinez tôt pour le temps des Fêtes

Pour le magasinage du temps des Fêtes, le docteur Horacio Arruda suggère de faire l’achat des cadeaux tôt en magasin ou encore en ligne.

Il rappelle que la contagion est limitée dans les magasins, si les règles sanitaires sont bien respectées par les commerçant(e)s, les clientes et les clients.

Les restaurants, bars, salles de sport et cinémas demeurent fermés

Le premier ministre Legault annonce la prolongation, jusqu’au 11 janvier, de la fermeture des restaurants, bars, gyms, cinémas et salles de spectacles. Les mesures de soutien financier sont aussi prolongées jusqu’à cette date.

« Il y a encore trop de cas (de personnes infectées) et trop de pression sur le réseau de la santé » pour permettre leur réouverture, dit M. Legault. Il rappelle que ces mesures sont appliquées presque partout à travers le monde à cause des risques de propagation.

157 M$ supplémentaires pour l’autonomie alimentaire

Alors que la pandémie a mis en évidence les enjeux entourant l’autosuffisance alimentaire, le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, André Lamontagne, annonce un investissement de 157 M$ pour améliorer la productivité des entreprises du secteur bioalimentaire québécois, en augmenter le nombre et y créer 3 800 emplois supplémentaires.

« En encourageant les consommatrices et les consommateurs québécois à acheter davantage de produits d’ici, nous soutenons notre relance économique », justifie M. Lamontagne. Le Québec est actuellement à 50 % de son autonomie alimentaire.

Parmi les fonds alloués, quelque 92,5 M$ sur deux ans serviront à soutenir la croissance de l’offre alimentaire et à accroître la productivité. La Financière agricole recevra 24 M$ pour accélérer les investissements agricoles en intervenant dans des dossiers à risques élevés. Une somme de 23,4 M$ servira à stimuler la vente des produits alimentaires d’ici et à inciter les Québécoises et les Québécois à les privilégier.

La Stratégie nationale d’achat d’aliments québécois, annoncée le 22 septembre, recevra 5,9 M$ additionnels pour sensibiliser un plus grand nombre d’établissements du réseau institutionnel, comme les centres de la petite enfance et les garderies, à s’approvisionner localement. Les producteurs québécois seront aussi encouragés à s’inscrire au Répertoire des aliments québécois.

Défi 12 $

Le ministre Lamontagne lance aussi, au nom du gouvernement, le « défi 12 $ » pour stimuler le soutien à la production alimentaire québécoise.

Il invite les Québécoises et les Québécois à substituer, chaque semaine, 12 $ de leurs achats pour des produits locaux québécois de prix égal et de qualité égale, et rappelle que de façon générale « la très grande majorité de nos produits sont offerts à prix concurrentiels ».

Ce simple geste aura une incidence majeure de 1 G$ sur l’industrie agroalimentaire et de 2,3 G$ dans l’économie du Québec.

Encore des mois de pandémie

Alors que plusieurs annonces se font pour de futurs vaccins contre la COVID-19 et leur distribution éventuelle, le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, rappelle que même s’il s’agit de bonnes nouvelles, ces vaccins ne sont toujours pas homologués et qu’entre-temps, nous avons encore plusieurs mois de pandémie à affronter.

« Il y a encore beaucoup d’incertitude concernant les vaccins, lesquels seront approuvés et quand », dit M. Trudeau en rappelant que la contagion prend de l’ampleur au pays. Il tient à rappeler l’importance d’appliquer les directives de la Santé publique concernant le port du masque, la distanciation physique, le lavage des mains et la réduction des contacts sociaux, et de télécharger l’application téléphonique Alerte COVID.