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2 novembre 2020 – Mise à jour du gouvernement provincial face à la pandémie de la COVID-19

Voici un état de la situation quant aux récentes décisions et actions du gouvernement québécois en lien avec la pandémie de la COVID-19.

100 M$ pour la santé mentale

À la suite de la tuerie qui s’est produite samedi soir dans le Vieux-Québec, le gouvernement du Québec devance une annonce d’aide supplémentaire de 100 M$ en santé mentale.

« Les (médecins) spécialistes nous le disent, il y a une augmentation des cas de problèmes de maladie mentale avec la pandémie […] parce que ces personnes malades sont plus isolées et peuvent développer des problèmes », explique le premier ministre François Legault.

Tout en convenant du risque lié à la santé mentale au sein de la population des restrictions sanitaires pour lutter contre la propagation de la COVID-19, le chef du gouvernement rappelle qu’il s’agit d’évaluer « la balance des inconvénients » en admettant que certaines personnes se trouvent plus esseulées dans ce contexte.

Investissement sans précédent

Le ministre Carmant a présenté les grands pans de l’aide de 100 M$ pour répondre aux besoins en santé mentale en précisant qu’il s’agit d’un « investissement sans précédent tant en santé mentale qu’en santé psychosociale pour répondre à une situation qui l’est tout autant, soit la pandémie ».

Cet investissement devait être présenté dans le cadre de la mise à jour économique du gouvernement du Québec, le 12 novembre, mais il a été devancé.

Le programme s’articule en cinq volets :

–       35 M$ pour obtenir des services du secteur privé et favoriser l’accès des jeunes de 17 à 29 ans aux soins;

–       31,1 M$ soutiendront le rehaussement des services dans les établissements publics;

–       19 M$ permettront des interventions sur le terrain auprès des clientèles vulnérables;

–       10 M$  pour les organismes communautaires en santé mentale;

–       4,9 M$ pour déployer de façon accélérée la stratégie numérique en prévention du suicide.

Le ministre Carmant rappelle que 50 % des gens aux prises avec des problèmes de santé mentale ne consultent pas.

Pas de risque zéro

Le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, le docteur Lionel Carmant, convient que peu importent les programmes, « on ne peut prévenir tous ces cas exceptionnels » où des personnes provoquent des catastrophes, comme celles des attentats de Polytechnique et Concordia ou encore comme samedi soir dans le Vieux-Québec.

« Il n’y a pas une mesure qui, à elle seule, peut faire la différence. C’est très triste, mais le risque zéro n’existe pas », explique le ministre qui est aussi neurologue.

Convictions renforcées

M. Legault admet que la deuxième vague renforce les convictions des personnes opposées aux mesures de confinement, mais il souligne que tous les gouvernements dans le monde sont aux prises avec la même situation et les mêmes obligations.

« Je comprends qu’il y ait des Québécoises et des Québécois qui sont tannés et fâchés par les mesures, mais ça reste une minorité. On a à jongler avec la qualité de vie et la vie tout court. Pour sauver des vies, ça affecte la qualité de vie des citoyennes et des citoyens », rappelle le premier ministre québécois.