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28 avril 2020 – Mise à jour des gouvernements face à la pandémie de la COVID-19

Dans le contexte exceptionnel de l’état d’urgence sanitaire actuel, voici un état de situation quant aux récentes décisions et actions des gouvernements canadien et québécois en lien avec la pandémie de la COVID-19.

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, confirme que les mesures de confinement, de distanciation sociale et d’hygiène fonctionnent et que la pandémie ralentit, mais que, malgré tout, « nous ne sommes pas sortis du bois ».  La reprise des activités sera lente et adaptée d’une région à l’autre.

Le premier ministre du Québec, François Legault, annonce la reprise des activités pour les commerces au détail, mais pas dans les centres commerciaux, la construction et les infrastructures ainsi que les entreprises manufacturières à compter du 11 mai dans la région de Montréal, mais une semaine plus tôt dans le reste de province.

Règles générales de réouverture

M. Trudeau explique s’être entendu avec les provinces et les territoires pour convenir de règles générales pour la réouverture de l’économie à travers le pays, qui varieront en fonction des différentes réalités épidémiologiques de chaque région.

« Les capacités en matière de dépistage et de suivi de la COVID-19 doivent être suffisantes pour nous permettre de contrôler la propagation. C’est pourquoi on intensifie le dépistage », dit-il.

Graduelle et restreinte

Après avoir annoncé hier la réouverture des écoles primaires et des garderies en mai, le premier ministre Legault confirme l’amorce d’une reprise des activités économiques. Les commerces de détail, l’industrie de la construction des travaux civils et les entreprises manufacturières pourront reprendre leurs activités partout au Québec, à compter du 4 mai, et, dès le 11 mai, pour la région de Montréal.

Le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon, précise que de nouvelles règles strictes de protection des personnes devront être respectées. Les règles de distanciation seront obligées, à défaut, le port du masque sera obligatoire. Des limitations du nombre de personnes devront être respectées, au début, pour les entreprises manufacturières.

Actuellement, 1,2 million de personnes qui avaient un emploi au 13 mars dernier en sont privées à cause de la pandémie.

Les centres commerciaux ne rouvriront pas dans un avenir rapproché, tout comme les restaurants.

Confinement maintenu

Le premier ministre Legault explique que si on fait exception des décès dans les résidences pour personnes âgées, le taux de décès est « très » stable depuis 14 jours au Québec.

« C’est ce plateau qui nous permet de dire que la situation est sous contrôle », précise-t-il.

Ce constat ne signifie pas pour autant un relâchement des mesures de confinement, de distanciation sociale et d’hygiène. Le directeur national de la Santé publique du Québec, le docteur Horacio Arruda, illustre que les personnes qui seront autorisées à retourner au travail doivent être perçues comme des « travailleurs essentiels ».

Stricte surveillance

Le premier ministre Legault indique que la propagation du virus et son impact sur le système hospitalier seront les deux critères qui dicteront le rythme de reprise des activités.

« Il s’agit d’un risque pondéré et nous assurerons un suivi. Il va y avoir une augmentation de la contagion et il y aura des décès », dit le docteur Arruda. « On reculera si on pense qu’on va trop rapidement. »

Fermeture le dimanche

La fermeture des commerces le dimanche, décrétée pour le mois d’avril, est prolongée en mai.

Comme le VIH ?

Le premier ministre Trudeau rappelle que tant qu’il n’y aura pas de vaccin – ce qui va prendre au moins 6 à 12 mois – nous ne pourrons pas retourner à nos vies normales dans un avenir prévisible.

Il est possible que, comme le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), aucun vaccin ne soit découvert. « Ça fait plus que 10 ans qu’on cherche de façon très agressive un vaccin contre le VIH, et on n’en a pas encore, mais il y a des traitements qui permettent de gérer beaucoup mieux ce virus ».

 Pas de rassemblement ni réunion de famille

Le docteur Arruda ajoute que sans vaccin ni traitement, « on va rester confiner un bon bout (de temps) ».

En ce sens, il n’y aura pas de soupers entre amis, de réunions d’enfants, de fêtes de famille dans un avenir prévisible.

La réouverture progressive des écoles primaires et de certains commerces et entreprises permettra une circulation du virus et donc, de la contagion. La stratégie est surtout de protéger les personnes les plus vulnérables, celles de 60 ans et plus, qui totalisent 97 % des décès liés à la COVID-19.

 Se protéger

Pour M. Trudeau, toutes les personnes qui travaillent doivent bénéficier d’un environnement de travail sécuritaire. En ce sens, le gouvernement canadien intensifie ses démarches pour augmenter l’acquisition et la production domestique des équipements de protection.

Quelque six millions de masques chirurgicaux seront distribués à travers le pays cette semaine et 100 000 visières pour le personnel de la santé. M. Trudeau assure qu’au-delà de l’importation, les entreprises canadiennes sont encouragées à produire ces équipements pour nos institutions et entreprises.

 Traçabilité par cellulaires

Le premier ministre Legault assure que le gouvernement n’est pas rendu au point où il pense utiliser la traçabilité offerte par les nouvelles technologies cellulaires afin de documenter la contagion ou encore d’aviser les personnes en contact avec des personnes infectées.

« Si jamais on en vient là », précise-t-il, « les données personnelles seront protégées ».