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28 septembre 2020 – Mise à jour du gouvernement provincial face à la pandémie de la COVID-19

Voici un état de la situation quant aux récentes décisions et actions du gouvernement québécois en lien avec la pandémie de la COVID-19.

Situation critique au Québec

Le premier ministre François Legault relève le niveau d’alerte et de restrictions partout au Québec alors que les régions du Grand Montréal (Communauté métropolitaine de Montréal), de la Capitale-Nationale (à l’exception de Portneuf et Charlevoix) et Chaudière-Appalaches passent au niveau d’alerte maximale (rouge) de la COVID-19 et que le reste du Québec est en alerte (orange) et en préalerte (jaune).

« Ce que l’on voit, ce sont des augmentations de cas. La situation est critique », qualifie le premier ministre qui craint une déferlante de cas qui se transformera en hospitalisations puis en décès. « Il faut casser cette deuxième vague », déclare M. Legault.

Fermetures et restrictions

À compter de mercredi, à minuit, les salles à manger des restaurants, les bars, les salles de spectacles, les musées, les bibliothèques ainsi que les réunions privées, seront interdits pour 28 jours, soit du 1er au 28 octobre. Les restaurants devront se limiter aux livraisons et aux plats à emporter.

Le gouvernement mentionne que des compensations seront annoncées sous peu pour les pertes économiques de ces entreprises.

Aucune rencontre familiale ou amicale ne sera permise. Quelques exceptions seront autorisées, par exemple, la présence d’un(e) gardien(ne), d’un(e) infirmier(ère) ou d’un(e) plombier(ère). Et c’est toujours une seule personne à la fois.

Pour les personnes âgées, la présence d’un(e) proche aidant(e), qui peut être différent de jour en jour, sera permise.

Pour ce qui est des funérailles, elles seront autorisées avec une limite de 25 personnes dans les zones rouges et de 250 personnes dans les autres zones.

Tous les autres commerces demeureront ouverts, y compris les services de soins, salons de beauté, de coiffure, les gymnases, les centres sportifs, etc. Les écoles demeureront ouvertes et les activités parascolaires, sportives et récréatives demeureront permises.

Les déplacements entre les régions ne sont pas recommandés, mais pas interdits.

Le premier ministre Legault admet qu’il ne peut présumer de la situation dans 28 jours. « Il n’y a rien de garanti. Ça va dépendre des Québécois et des Québécoises », dit-il.

Aucun rassemblement extérieur

Toujours à compter du 1er octobre, aucun rassemblement extérieur ne sera permis, même entre ami(e)s.

Pour les manifestations, le port du masque sera obligatoire. La vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, annoncera sous peu des mesures mises à la disposition des forces de l’ordre pour intervenir afin que ces directives soient respectées. Des pénalités seraient envisagées pour les contrevenant(e)s.

Appel aux anti-masques

Le premier ministre du Québec insiste auprès des anti-masques et leur demande de respecter les règles et de le faire pour protéger les plus vulnérables. « S’il vous plaît, respectez les consignes. Pas pour moi, pas pour vous, pour les autres », dit-il.

M. Legault rappelle qu’au cours des dernières semaines, des éclosions se sont produites partout au Québec, et ce, dans toutes les régions.

Application de traçabilité

 Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, confirme qu’une application de traçabilité pour les téléphones intelligents est en voie d’être offerte afin de faciliter la transmission des alertes aux gens qui auraient été en contact avec une personne porteuse de la COVID-19.

Sans donner plus de détails, le ministre Dubé convient qu’une annonce sera faite à ce sujet dans un proche avenir.

Nouvelles règles de dépistage

Le ministre Dubé annonce aussi que le dépistage sera dorénavant priorisé pour les personnes symptomatiques et celles ayant été en contact avec une personne infectée.

Il s’avère essentiel de prioriser les tests de dépistage qui ont une meilleure probabilité de trouver des cas alors que le Québec connaît une recrudescence importante de cas et que la transmission communautaire s’accélère.