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30 septembre 2020 – Mise à jour du gouvernement provincial face à la pandémie de la COVID-19

Voici un état de la situation quant aux récentes décisions et actions du gouvernement québécois en lien avec la pandémie de la COVID-19.

Constats d’infraction portatifs de 1 000 $

 Le premier ministre du Québec, François Legault, confirme que les membres des forces de l’ordre pourront obtenir, dès minuit ce soir, des télémandats des juges pour rentrer dans les maisons, à défaut du consentement de leurs résidentes et résidents, afin de remettre des constats d’infraction portatifs de 1 000 $ par personne dans des rassemblements privés.

Cette mesure est ajoutée parce que la situation de la pandémie est « inquiétante », rappelle M. Legault, et que des vies sont en jeu, alors que le nombre de cas et d’hospitalisations continue à croître de jour en jour.

La vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, ajoute que l’objectif n’est pas de multiplier les contraventions, mais bien de faire comprendre aux gens de se conformer aux règles.

En zone de préalerte (jaune), les rassemblements privés sont autorisés pour un maximum de 10 personnes; en zone orange de 6 et en zone rouge, ils sont interdits. Avec les frais, le coût de chaque constat pourrait atteindre de 1 500 à 1 600 $.

Aucun rassemblement 

Les rassemblements publics, même dans les parcs, sont interdits à compter de minuit ce soir dans les trois zones rouges, soit le niveau d’alerte maximale du Québec. Il s’agit de la grande région de Montréal, de Québec et de Chaudière-Appalaches.

Les policiers et policières seront invités à disperser les rassemblements ou encore de rappeler l’interdiction de se rassembler, peu importe l’endroit extérieur dans les zones rouges. À défaut de collaboration, ils pourront remettre des constats d’infraction de 1 000 $ à chaque contrevenant(e).

D’autres interdictions possibles

Le premier ministre Legault précise que le choix des activités qui sont suspendues à compter de minuit ce soir dans les zones rouges n’a pas été fait pour pénaliser un secteur d’activités par rapport à un autre, mais strictement pour réduire les contacts physiques afin de limiter la contagion en cours.

À cet égard, il prévient que, selon l’évolution de la pandémie et des risques posés aux systèmes d’éducation et de la santé, il est possible que d’autres secteurs d’activités subissent de nouvelles restrictions dans les prochains jours ou semaines. « Il y a urgence d’agir », plaide-t-il pour contrer la recrudescence de la contagion.

M. Legault mentionne que ça lui « ferait mal au cœur » s’il devait fermer de nouveau les écoles. Il note que 2 % des classes sont actuellement suspendues à cause de cas positifs à la COVID-19. En ce sens, il n’est pas exclu que les règles soient resserrées pour les écoles dans un avenir rapproché.

Prêt de documents dans les bibliothèques

En zone rouge, M. Legault précise que si les bibliothèques et musées sont fermés à compter de minuit, les gens pourront quand même emprunter des livres et documents dans les bibliothèques en respectant le port du masque et la distanciation physique.

Les rassemblements et consultations sur place sont cependant interdits.

Déplacements entre les zones

Le premier ministre Legault rappelle que s’il n’est pas recommandé aux gens vivant dans les zones rouges de se déplacer dans une zone orange ou jaune, il leur est interdit d’aller manger dans des restaurants des zones où ils sont ouverts.

Même si cela n’est pas recommandé, les gens vivant dans les zones rouges qui iront à la chasse dans les prochaines semaines ou encore à leur chalet dans une zone orange ou jaune ne doivent pas y faire d’emplettes ou aller manger dans des restaurants.

Ces personnes sont passibles de recevoir une contravention de 1 000 $, plus les frais.