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5 novembre 2020 – Mise à jour du gouvernement provincial face à la pandémie de la COVID-19

Voici un état de la situation quant aux récentes décisions et actions du gouvernement québécois en lien avec la pandémie de la COVID-19.

Trop tôt pour alléger les consignes sanitaires

Tout en convenant que les autorités régionales de la Santé publique discutent de différents scénarios d’allègements des consignes sanitaires pour réduire les facteurs de risque qui nuisent à la santé mentale de la population, le premier ministre du Québec, François Legault, estime qu’il est encore trop tôt pour le faire.

« La bataille n’est pas gagnée à Montréal », précise le chef du gouvernement concernant la fuite d’information confirmée selon laquelle la Direction régionale de santé publique de Montréal recommanderait la réouverture des gyms avec restrictions ainsi que des terrasses de restaurants, musées et bibliothèques, même en alerte maximale (zone rouge).

« Dans la façon de fonctionner, chaque direction régionale fait ses recommandations à la direction nationale, qui vient nous présenter ses recommandations. Mais en bout de ligne, c’est le gouvernement qui prend la décision », rappelle M. Legault.

Nouvelles mesures à l’étude pour les collèges et les universités

Alors que M. Legault convient que l’application de restrictions sociétales et de consignes sanitaires constitue un fragile équilibre à arbitrer entre le fait de sauver des vies et de préserver la qualité de vie de la population, il a demandé aux autorités de la Santé publique d’évaluer les mesures à prendre pour permettre des rencontres individuelles pour ceux et celles qui fréquentent les collèges et universités dans le contexte restrictif actuel.

Crise de santé mentale

Le directeur national de la Santé publique, le docteur Horacio Arruda, remarque que la pandémie crée des inquiétudes parmi la population où on note plus de stress.

Le docteur Arruda précise qu’il y a une augmentation de la consommation d’alcool et de drogues démontrant un niveau d’anxiété plus grand.

« Nous sommes comme sur un fil de fer », illustre-t-il en expliquant qu’il faut déterminer si on peut assouplir les mesures pour générer de l’espoir sans que cet assouplissement cause de nouveaux cas d’infection.

Deux régions particulièrement à risque

Deux régions enregistrent actuellement une forte croissance de cas de personnes infectées à la COVID-19, soit le Lac-Saint-Jean et le nord de Lanaudière, ce qui inquiète les autorités gouvernementales.

Le premier ministre Legault précise qu’il a demandé aux directions de la Santé publique ainsi qu’aux forces policières d’intervenir pour veiller à ce que les consignes soient mieux respectées afin d’y contrer la croissance de la contagion.

Les restaurants doivent rester fermés

Le premier ministre ne badine pas avec les règles concernant certains propriétaires de restaurants qui veulent rouvrir demain, même en zone rouge, pour défier les consignes sanitaires. Il en va de même pour leur clientèle qui a déjà commencé à prendre des réservations pour les soutenir dans leur mouvement de contestation.

« Il faut respecter les règles. Les policiers vont s’en assurer », réplique M. Legault. Les personnes contrevenantes s’exposent à des amendes variant de 1 500 à 6 000 $ par jour.

Immunité communautaire

Le docteur Arruda mentionne que l’immunité communautaire ne semble plus une solution pour réduire les mesures sanitaires.

« On capitalise autour d’un traitement ou d’un vaccin comme solution », précise-t-il, alors que l’immunité acquise semble plutôt temporaire pour quelques mois et non de manière définitive.