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6 juillet 2020 – Mise à jour du gouvernement provincial face à la pandémie de la COVID-19

Voici un état de la situation quant aux récentes décisions et actions du gouvernement québécois en lien avec la pandémie de la COVID-19.

Avertissement d’imposition d’amendes et de fermetures

Le nouveau ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, lance un avertissement aux propriétaires de bars, de terrasses et de plages ainsi que d’endroits où on tient des courses automobiles. Des amendes seront imposées et des fermetures d’établissements seront ordonnées dès la fin de semaine prochaine en cas de non-respect des directives de la Santé publique quant à la distanciation physique, au lavage des mains et au port du masque.

Plusieurs éclosions de la COVID-19 ont récemment eu lieu dans des bars, ce qui incite le gouvernement à mettre en place des règles pour que les policières et policiers puissent sanctionner les entreprises et les personnes fautives.

La Régie des alcools, des courses et des jeux (RACJ), la Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST), la Sécurité publique ainsi que la Direction de la Santé publique vont établir les protocoles à suivre pour permettre l’application de sanctions.

Le ministre Dubé avise qu’il y aura une forte présence policière dans ces lieux de rassemblements dès jeudi.

Renversement de tendance

Pour la première fois depuis plusieurs semaines, il y a eu une remontée des cas enregistrés au cours de la fin de semaine, alors que la tendance à la baisse était maintenue au Québec au niveau des cas, des hospitalisations et des décès liés à la COVID-19.

« C’est un renversement de tendance », observe le ministre Dubé qui s’en inquiète en donnant en exemple la résurgence des cas dans le sud des États-Unis, notamment par les jeunes dans les bars et terrasses et sur les plages.

C’est la preuve que le virus est toujours présent au Québec et qu’il faut continuer à respecter les règles, soit se laver les mains régulièrement, respecter la distanciation physique de deux mètres ainsi que porter le masque le plus souvent possible quand c’est nécessaire et par obligation dans les transports collectifs.

Le directeur national de la Santé publique, le docteur Horacio Arruda, note que ce sont autant les jeunes que les adultes qui ne respectent pas les consignes.

Il assure qu’il n’hésitera pas à devenir un « mauvais joueur » et à fermer des secteurs d’activité si cela s’avérait nécessaire.

Favoriser le télétravail

La Direction de la santé publique recommande toujours le télétravail plutôt que la présence au bureau au cours de l’été.

Si, originellement, le plan de déconfinement prévoyait, avec la reprise des activités économiques, un retour progressif à 40 % des personnes sur les lieux de travail, ce n’est plus le cas.

« Des plans pour un retour progressif seront annoncés au moment opportun », assure le docteur Arruda.

Double menace cet automne

Le gouvernement du Québec met déjà en place un plan de mobilisation face à une double menace à la santé appréhendée cet automne avec l’arrivée simultanée du virus de la grippe saisonnière et une potentielle deuxième vague de la COVID-19.

« Les pharmaciennes et pharmaciens pourront vacciner les gens cet automne. Ce sont les personnes vivant dans les résidences pour aîné(e)s qui sont les plus à risque. Des cliniques de vaccination sont prévues pour cette clientèle à haut risque », rappelle le docteur Arruda.

Il rappelle que l’efficacité des vaccins varie d’année en année en fonction des souches de virus.

Situation difficile à l’Hôpital général du Lakeshore

Le ministre Christian Dubé est « très préoccupé » par la situation des infirmières et des infirmiers de l’Hôpital général du Lakeshore, à Pointe-Claire, qui ont fait trois arrêts de travail momentanés cette fin de semaine pour dénoncer leur épuisement et le manque de personnel soignant.

« J’en ai discuté avec la ministre Sonia LeBel, présidente du Conseil du trésor […]Je suis très concerné par la situation. Il faut accélérer les négociations avec la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec. On peut trouver des solutions », dit-il.