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8 avril 2021 – Mise à jour du gouvernement québécois face à la pandémie de la COVID-19

Voici un état de la situation quant aux récentes décisions et actions du gouvernement provincial en lien avec la pandémie de la COVID-19.

Couvre-feu à 20 h sur les îles de Montréal et Laval dès dimanche

Pour prévenir l’explosion appréhendée de cas de contagion liés aux nouveaux variants sur les îles de Montréal et Laval en raison de leur forte densité de population, le premier ministre du Québec, François Legault, y ramène le couvre-feu de 21 h 30 à 20 h à compter de dimanche, et ce, jusqu’à nouvel ordre.

Le chef du gouvernement rappelle qu’étonnamment, alors que tous les experts et les docteurs sont unanimes à dire qu’on devrait assister à une explosion des cas dans ces deux régions – qui sont parmi les plus importantes en termes démographiques au Québec – le nombre de nouveaux cas au quotidien s’y maintient autour de 350 depuis un mois.

« Il faut saluer le travail remarquable de la Dre Mylène Drouin, directrice de la santé publique pour la région de Montréal, et son équipe », tient à souligner le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, pour expliquer cette performance.

Le premier ministre Legault mentionne qu’il s’agit de la seule mesure additionnelle qui est appliquée pour ces deux régions. « Les écoles demeurent ouvertes », précise-t-il. M. Legault espère qu’elles pourront le demeurer jusqu’à la fin juin tout en convenant que rien ne le garantit. Cette décision de fermeture des classes en sera une de dernier recours et surviendra si la contagion augmente au point de le contraindre à le faire.

Mesures d’urgence prolongées

La contagion est à ce point grave dans les régions de la Capitale-Nationale, Chaudière-Appalaches, Beauce et Outaouais que le gouvernement y prolonge les mesures d’urgence jusqu’au 18 avril inclusivement. Elles devaient prendre fin dimanche.

Les éclosions y sont très importantes. « On peut quasiment dire que sur chaque rue, il y a quelqu’un qui a la COVID », comme l’illustre le premier ministre.

Les mesures d’urgence comprennent le couvre-feu à 20 h, la fermeture des commerces non essentiels et celle de toutes les écoles.

Régions à risque

La contagion des nouveaux variants pose de nouveaux défis dans quatre régions supplémentaires, explique M. Legault, particulièrement en Estrie où une forte augmentation de personnes infectées est observée depuis quelques jours.

« La région est sous haute surveillance. Si la tendance se maintient, dit M. Legault, l’Estrie sera en zone rouge la semaine prochaine. »

Il en est de même pour les régions des Laurentides, de Lanaudière et de la Montérégie où les cas sont moindres qu’à Montréal et Laval, mais se rapprochent de ceux des régions actuellement soumises aux mesures d’urgence.

M. Legault prévient que les explosions de contagion peuvent survenir n’importe où avec les nouveaux variants qui sont « plus contagieux et plus vicieux ».

La vaccination avance bien

Le premier ministre Legault est satisfait du rythme de la vaccination sans rendez-vous lors de la première journée de vaccination massive qui vient de débuter, et ce jusqu’à dimanche, pour toutes les personnes de 55 ans et plus qui acceptaient de recevoir le vaccin d’AstraZeneca.

Le premier ministre remercie autant les Québécoises et les Québécois pour leur décision que les équipes de la Santé publique qui ont réussi à vacciner les gens alors que l’annonce a été faite mardi soir.

Dès vendredi, précise le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, les rendez-vous offerts sur Clic Santé préciseront pour chaque plage offerte s’il s’agit ou non d’un vaccin d’AstraZeneca pour limiter les refus éventuels d’inoculation à cause des risques rares de thrombose associés à ce sérum vaccinal.

450 grandes entreprises au rendez-vous

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, annonce que son appel auprès des grandes entreprises pour qu’elles deviennent des pôles de vaccination supplémentaires en mai et juin a été très bien accueilli.

Quelque 450 grandes entreprises participeront à l’effort de vaccination massif afin d’augmenter la capacité vaccinale durant le blitz de réception des vaccins lors de ces deux mois. En juin seulement, le Québec doit vacciner 4 millions de personnes.

Le gouvernement prévoit toujours que toutes les personnes adultes québécoises qui le désirent auront été vaccinées d’ici le 24 juin.

Camps de vacances en évaluation

Le directeur national de la Santé publique, le Dr Horacio Arruda, annonce que la Santé publique évalue actuellement les probabilités de permettre la tenue des camps de vacances estivaux dans le contexte où, cet été, la vaccination sera plus avancée.

« Les équipes travaillent sur différents scénarios, notamment sur le fait que les camps sont à l’extérieur et qu’il est possible d’établir des mesures pour plusieurs familles réunies. On essaie de les maintenir », explique le Dr Arruda, sans plus d’indications favorables ou non.

Chauffeurs d’autobus moins à risque

Le Dr Arruda répond aux inquiétudes des chauffeuses et chauffeurs d’autobus des réseaux de transport collectif qui ne sont pas considéré(e)s comme des travailleurs essentiels du groupe 9 de vaccination vu qu’ils sont moins à risque.

Il explique cette réalité dans le contexte de la limite des vaccins disponibles, du niveau de risque de contamination auquel ce groupe est exposé et qu’il développe la maladie.

Mesures plus complexes mais mieux adaptées

Le premier ministre François Legault convient que la gestion de la pandémie et de ses trois vagues, avec confinement et déconfinement, exacerbe la population, mais que ces changements sont nécessaires et se produisent partout dans le monde.

Il explique que le confinement vise à protéger la santé physique des gens alors que le déconfinement vise à protéger la santé mentale.

François Legault dit que dans toutes les évaluations et recommandations qui sont faites, c’est toujours ultimement lui qui prend les décisions finales. C’est son rôle de chef d’État.

M. Legault convient que ce serait plus simple s’il n’y avait que deux mesures à appliquer, mais qu’elles seraient moins bien adaptées aux réalités des régions.

« Je conviens que c’est complexe, mais j’aime mieux que ce soit complexe que mal adapté », conclut le premier ministre.