| Actualités

8 juillet 2020 – Mise à jour des gouvernements fédéral et provincial face à la pandémie de la COVID-19

Voici un état de la situation quant aux récentes décisions et actions des gouvernements canadien et québécois en lien avec la pandémie de la COVID-19.

S’endetter à la place des Canadiennes et des Canadiens

Au sortir de deux jours de son Conseil des ministres virtuel, le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, explique que face à la crise sanitaire et économique causée par la COVID-19, le gouvernement a pris la décision de s’endetter pour éviter que les Canadiennes et les Canadiens aient à le faire.

Le premier ministre assure que le Canada est entré dans la crise de la pandémie en bien meilleure situation financière que l’ensemble des autres pays du monde, avec un ratio de dette publique par rapport à son produit intérieur brut (PIB) parmi les plus bas au monde. « Nous avions la possibilité d’agir », ajoute-t-il.

Selon lui, le Canada a l’un des plans les plus ambitieux parmi les pays du monde pour relancer l’économie.

Aucune hausse d’impôts ni de taxes

Le premier ministre canadien soutient que ce serait une erreur d’augmenter les impôts et les taxes et de couper dans les services à la population dans ces moments difficiles. Selon lui, c’est tout le contraire qui doit être fait, soit investir dans les infrastructures pour soutenir la relance de l’économie.

M. Trudeau ajoute qu’au Canada, le gouvernement fédéral bénéficie de meilleurs taux d’intérêt que les provinces et qu’il lui sera donc plus facile de faire face au remboursement de la dette dans les années à venir.

« Le coût de l’inaction aurait été beaucoup plus élevé, à la fois en santé et en économie. Ce n’est pas le temps d’avoir des mesures d’austérité », plaide M. Trudeau.

Déficit record de 343,2 G$ 

Le ministre fédéral des Finances, Bill Morneau, annonce un déficit record historique de 343,2 G$ à cause de la crise de la COVID-19.

Il s’agit d’un déficit inégalé dans l’histoire du pays. Il s’explique par les mesures mises en œuvre pour lutter contre la crise de la COVID-19 qui ont exigé plus de 230 G$ en soutien direct et 85 G$ en aide indirecte.

Ce soutien financier représente près de 14 % du PIB du Canada.

Selon les projections ministérielles, le ratio entre la dette fédérale et le PIB bondira à 49,1 % en 2020-2021 comparativement à 31 % pour l’année précédente. La dette du pays atteindra 1 200 G$, par rapport à 765 G$ un an plus tôt.

La pandémie maîtrisée au Canada

La pandémie est maîtrisée au Canada, confirme M. Trudeau en citant les experts de la Santé publique. « Le nombre de cas et d’hospitalisations continue de baisser au pays. Si le Canada a pu si bien faire face à la COVID-19, c’est parce que les Canadiennes et Canadiens ont bien suivi les directives de la Santé publique », note le premier ministre.

Il avertit cependant qu’il faut rester prudents. Il y a encore des points chauds au pays, dans certains établissements d’hébergement et de soins ainsi que dans le secteur agricole.

Consultation numérique pour une application mobile

Le gouvernement du Québec lance une consultation publique numérique sur l’éventuelle utilisation d’une application mobile de notification d’exposition à la COVID-19. Cette consultation sera suivie d’une commission parlementaire en août où des experts seront entendus.

La consultation publique, accessible sur la plateforme de consultation gouvernementale (consultation.quebec.ca), vise entre autres à connaître l’intérêt des Québécoises et des Québécois pour une telle application. Elle se terminera le 2 août.

Jumelée aux mesures existantes, une telle application pourrait contribuer à l’effort collectif de lutte contre la pandémie de la COVID-19. Tout en préservant l’anonymat et la vie privée de chaque personne, l’application permettrait d’améliorer la communication avec les utilisatrices et utilisateurs qui auraient potentiellement été exposés au virus.

L’application serait gratuite, anonyme, sécuritaire, installée sur une base volontaire, sans géolocalisation ni recours à la reconnaissance faciale.