| Actualités

9 juin 2020 – Mise à jour des gouvernements fédéral et provincial face à la pandémie de la COVID-19

Voici un état de la situation quant aux récentes décisions et actions des gouvernements canadien et québécois en lien avec la pandémie de la COVID-19.

Prestation canadienne d’urgence

Même si le déconfinement de la population et la reprise de l’économie s’accélèrent, le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, révèle qu’il y a encore aujourd’hui trois millions de Canadiennes et de Canadiens sans emploi à cause de la pandémie.

Le chef du gouvernement rappelle qu’il y a toujours de nombreuses entreprises dont les activités sont suspendues ou qui fonctionnent à capacité réduite. Encore aujourd’hui, on ignore à quel rythme elles reprendront leurs activités ou si elles le pourront.

« Les gens vont continuer d’avoir besoin d’aide », dit M. Trudeau en faisant référence à la possibilité de prolonger la Prestation canadienne d’urgence, aux gens sans emploi à cause de la pandémie.

M. Trudeau insiste en disant que depuis le début de la pandémie, les programmes d’aide ont été ajustés pour s’assurer que les gens reçoivent rapidement de l’argent afin de payer leur épicerie et leur loyer et prendre soin de leur famille.

Jusqu’à présent, 8,4 millions de personnes en ont bénéficié, pour une somme totale de 44 G$.

Fraude et pardon

Le chef du gouvernement canadien déplore que des fraudeurs aient abusé de la situation d’urgence causée par la pandémie pour toucher à tort la Prestation canadienne d’urgence.

Il rappelle que l’intention, étant donné que l’économie a été stoppée à cause de la pandémie, était de venir en aide aux gens rapidement.

M. Trudeau passe de la parole aux actes en confirmant que les fraudeurs seront poursuivis et punis. Le gouvernement sera compréhensif à l’égard de ceux et celles qui, par erreur, auraient reçu la prestation et la subvention salariale d’urgence, mais « ils devront rembourser », rappelle M. Trudeau.

Cap des 5 000 décès

Le premier ministre du Québec, François Legault, mentionne que l’on a franchi un « cap important » aujourd’hui, alors que le nombre de décès liés à la COVID-19 a dépassé les 5 000 personnes.

« C’est beaucoup de monde, dont beaucoup de Québécoises et de Québécois qui vivaient dans des résidences pour aîné(e)s », déplore-t-il. Il mentionne que la crise vécue dans les centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) est la somme de toutes les inactions des gouvernements, au fil des ans, qui n’ont pas assez investi dans ces centres, ni dans les salaires de leur personnel.

Il dit espérer qu’en septembre, avec l’embauche de 10 000 préposé(e)s aux bénéficiaires, nous n’aurons plus à revivre un tel drame. Leur formation rémunérée et accélérée débute lundi, et ce, pour trois mois.

Des milliards en coûts

L’effort de sera pas limité aux ressources humaines et coûtera cher à la société québécoise, précise M. Legault.

Juste au niveau des embauches, rappelle-t-il, 10 000 préposé(e)s au salaire annuel de 49 000 $ par année, plus les avantages sociaux, « c’est 500 M$ ».

À cela, précise-t-il, il faudra ajouter « des milliards de dollars » pour rénover les CHSLD désuets. Encore de nos jours, on peut trouver des centres où des personnes vivent à deux, trois ou quatre par chambre. « Ça n’a pas de bon sens », déplore-t-il.

Projet de loi 61

Le premier ministre Legault fait un plaidoyer public pour inciter les trois partis d’opposition à l’Assemblée nationale à apporter les ajouts qu’ils jugent nécessaires afin de permettre l’adoption du projet de loi 61 en vue de réaliser en mode accéléré 14 G$ d’infrastructures « publiques, prévues et nécessaires ».

L’opposition craint des dérapages qui vont entraîner des dépassements de coûts et des risques de corruption et de collusion, en évoquant le spectre des révélations du rapport de la Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction, communément appelée « commission Charbonneau ».

« Nous voulons aller plus rapidement. Réduire les délais, pas les exigences », résumedit le premier ministre. Il faut que le secteur public permette la relance de l’économie, le temps que le privé se relève des impacts de la pandémie.

Aucun sous-secteur oublié

François Legault, tout comme le directeur national de la Santé publique, le docteur Horacio Arruda, rappelle que la stratégie de déconfinement est graduelle parce que le virus de la COVID-19 rôde toujours et qu’il est présent.

Aux tenanciers de bars et aux exploitants des écoles de conduite automobile ou de gymnases qui se disent oubliés, M. Legault rappelle que tous doivent suivre les directives pour limiter la propagation.