Comment utiliser le guide ?
Le guide repose sur une idée simple : il n'existe pas de solution unique contre les inondations. C'est en combinant plusieurs mesures complémentaires qu'on réduit réellement les risques. Son contenu est organisé en trois grands dossiers, qui suivent le cheminement naturel d'une démarche d'adaptation :
1. Documentez la situation
Avant de chercher une solution, rassemblez le plus d’information possible sur votre propriété et sur les événements déjà survenus.
Notez notamment :
- les endroits où l’eau s’accumule sur le terrain ;
- la direction dans laquelle l’eau s’écoule ;
- les points par lesquels elle semble entrer dans le bâtiment ;
- les pièces, les matériaux et les équipements touchés ;
- la hauteur atteinte par l’eau et la durée de l’accumulation ;
- les conditions observées lors de l’événement, comme l’intensité de la pluie ou une panne d’électricité.
Lorsque cela peut être fait de façon sécuritaire, prenez des photos du terrain, des points d’entrée de l’eau et des dommages constatés. Ces renseignements pourront faciliter l’évaluation de votre propriété.
2. Comprenez le risque d’inondation
Le premier cahier, Risque d’inondation, aide à comprendre la nature du problème et le niveau de vulnérabilité du bâtiment.
L’eau peut notamment provenir :
- du ruissellement causé par les pluies abondantes ;
- d’une accumulation d’eau près des fondations ;
- d’une infiltration par le sol, les murs ou les ouvertures ;
- d’une remontée des eaux souterraines ;
- d’un refoulement du réseau d’égout ;
- du débordement d’un cours d’eau ou d’une étendue d’eau.
Une même propriété peut être exposée à plusieurs sources d’eau. Il est donc important de ne pas présumer de la cause avant d’avoir réalisé une évaluation adéquate.
3. Repérez les chemins de l’eau
Le deuxième cahier, Chemins de l’eau, permet de suivre le parcours de l’eau autour, sous et à l’intérieur du bâtiment.
Observez notamment :
- les pentes du terrain ;
- les zones basses où l’eau s’accumule ;
- les descentes pluviales et les gouttières ;
- les surfaces imperméables, comme les entrées asphaltées ;
- les entrées de garage en contre-pente ;
- les fenêtres situées près ou sous le niveau du sol ;
- les fissures et les ouvertures dans les fondations ;
- les drains, puisards, pompes et conduites d’évacuation.
Cette étape permet de déterminer où il serait possible d’agir pour retenir, absorber, ralentir, détourner ou évacuer l’eau de manière sécuritaire.
4. Explorez les mesures d’adaptation
Le troisième cahier, [Re]Construire mieux, présente des façons de diminuer l’exposition des éléments sensibles du bâtiment et de réduire les dommages si l’eau réussit malgré tout à pénétrer dans la résidence.
Selon la situation, les mesures à explorer peuvent comprendre :
- mieux gérer l’eau sur le terrain ;
- réduire les risques d’infiltration ou de refoulement ;
- limiter les dommages à l’intérieur.
Une mesure installée au mauvais endroit peut déplacer l’eau vers une autre partie de la propriété, vers une propriété voisine ou vers le domaine public. Les différentes interventions doivent donc être envisagées comme les composantes d’une stratégie globale.