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7 juillet 2020 – Mise à jour du gouvernement provincial face à la pandémie de la COVID-19

Voici un état de la situation quant aux récentes décisions et actions du gouvernement québécois en lien avec la pandémie de la COVID-19.

Le port du masque pourrait être obligatoire

Le premier ministre du Québec, François Legault, n’est pas fermé à l’idée de rendre le port du masque obligatoire dans tous les lieux publics fermés, comme les centres commerciaux, les restaurants, les bars, les boutiques et les gymnases.

« Cela fait partie des scénarios qu’on examine. On recommande fortement le port du masque; on l’a rendu obligatoire dans le transport collectif. Je vais en discuter avec mes partenaires et voir comment mettre cette mesure en place et la faire respecter », mentionne M. Legault.

Il rappelle que depuis le confinement toutes les mesures ont été appliquées de manière graduelle. Cependant, il trouve malheureux le comportement des jeunes qui n’ont pas respecté les règles dans les bars durant les dernières semaines.

Le premier ministre insiste pour souligner que les réalités sont bien différentes d’une région à l’autre ou d’une ville à l’autre.

Le masque doit devenir une norme

Le directeur national de la Santé publique, le docteur Horacio Arruda rappelle que le port du masque ou du couvre-visage doit devenir une norme en tout temps quand la distanciation physique n’est pas possible.

Le spécialiste note que les gens ne voient pas l’importance d’éviter que les courbes de contagion s’enflamment de nouveau. Il s’inquiète de ce qui se passe dans le sud des États-Unis où la contagion a repris de plus belle.

Selon lui, le temps joue contre nous, car, si la contagion se répand, il faudra environ 15 à 20 jours avant d’en voir les effets. Le docteur Arruda et ses équipes analysent la possibilité d’imposer le port du masque.

Rassemblements festifs

Le docteur Arruda se dit « excessivement préoccupé » par les rencontres familiales et les rassemblements festifs entre ami(e)s, qui génèrent des cas de contagion.

« Ce relâchement-là peut être la source d’une flambée dans la communauté », prévient-il.

Une question d’équilibre

Le premier ministre Legault se fait philosophe quant à l’importance de gérer la situation en tenant compte autant de la santé publique, mais aussi de la vie, et que « tout est une question d’équilibre ».

Il mentionne que la perception du déconfinement est plus complexe à gérer dans la population.

Nouveau projet de loi pour faire plus vite       

François Legault assure qu’un nouveau projet de loi sera déposé à l’automne pour que le Québec se donne les moyens de réaliser ses projets d’infrastructures plus rapidement et dans le respect des règles à suivre.

M. Legault affirme que les « Québécoises et les Québécois appuient son gouvernement », à l’encontre des partis d’opposition à l’Assemblée nationale dans cette intention. « Ce sont des projets qui sont attendus par la population. Il faut absolument que ça se fasse rapidement dans les prochaines années », tranche-t-il.

Réouverture de la frontière américaine

Le premier ministre du Québec indique que la Santé publique édicte des règles très claires pour permettre la réouverture des frontières. La décision devra être prise dans ce sens, alors que se profile la fin de l’entente réciproque entre le Canada et les États-Unis interdisant les déplacements non essentiels entre les deux pays.

Personnel de la Croix-Rouge insuffisant

M. Legault est déçu du retrait des 1 300 militaires des Forces armées canadiennes qui prêtaient main-forte aux préposé(e)s aux bénéficiaires dans les centres d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD), car le personnel recruté par la Croix-Rouge pour les remplacer est grandement insuffisant.

« On a actuellement une centaine de personnes de la Croix-Rouge. Ça nous force à maintenir du personnel de nos hôpitaux dans les CHSLD, ce qui n’est pas idéal », déplore-t-il.

Théorie du complot

M. Legault répond à ceux et celles qui pensent que la COVID-19 n’existe pas, bien que le Québec ait enregistré 5 600 décès à cause du virus et que le nombre de morts se soit multiplié partout dans le monde.

« Quand j’exige qu’on porte un masque ou que l’on soit confiné, je le fais pour le bien collectif. Ce n’est pas pour le plaisir : c’est pour sauver des vies », dit-il.